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Titre du document / Document title

Du paléolithique au paléographique: Étude des graffiti modernes dans la grotte Margot (Thorigné-en-Charnie, Mayenne) = The Palaeolithic to the palaeographic: a study of modern graffiti in Grotte Margot (Thorigné-en-Charnie, Mayenne)

Auteur(s) / Author(s)

LADUREE Jean-René (1) ; PIGEAUD Romain (2) ; BETTON Jean-Pierre ; BERROUET Florian ;

Affiliation(s) du ou des auteurs / Author(s) Affiliation(s)

(1) Université catholique de l'Ouest, Laval et Arradon, FRANCE
(2) UMR 7194 « Histoire naturelle de l'homme préhistorique », Muséum national d'histoire naturelle, Institut de paléontologie humaine, Paris, FRANCE

Résumé / Abstract

Depuis la découverte des grottes Cosquer, Chauvet, Cussac et La Garma, nous avons pris l'habitude de cavités inviolées, aux parois vierges de tout tracé non paléolithique. C'est oublier que de nombreuses autres grottes ornées, découvertes trop tôt ou toujours ouvertes, ont subi la visite ultérieure des hommes. Conséquence: des graffiti sans nombre. Bien souvent, ces traces modernes sont considérées comme des déchets, car elles gênent la lecture des tracés paléolithiques et les altèrent. Pourtant, les graffiti ont une certaine utilité. D'abord, ils permettent, lorsqu'ils sont datés, de se faire une idée des conditions d'accès à la grotte avant les aménagements touristiques. Mais surtout, ils offrent une occasion unique d'étudier les modes de fréquentation moderne d'une cavité dont la charge symbolique ne s'est pas éteinte avec la fin de la période glaciaire. Le phénomène « grotte ornée » pourrait être mieux compris, selon nous, si l'on appréhendait la fascination qu'à toutes les époques, le milieu souterrain a exercée. L'exemple de la grotte Margot, par ses premiers résultats, démontre que de nouvelles voies de recherches sont possibles. L'étude de cette cavité comporte plusieurs atouts: elle permet de conforter l'archéologie quant à la situation du sol paléolithique et aide à la compréhension des multiples aménagements réalisés par l'homme moderne dans le but d'en faciliter l'accès. Auxiliaires du préhistorien, la paléographie et l'épigraphie peuvent établir une estimation de la fréquentation de la grotte, salle par salle, indiquer quelles parties n'ont pas ou peu été visitées et expliquer ainsi des incohérences dans l'organisation même de la grotte, notamment en ce qui concerne le niveau du sol. Une telle étude permet également d'apercevoir les circonstances de la fréquentation de cette grotte au moins depuis le XVIIIe siècle. Qui a visité la grotte Margot par le passé? Et quand? sont les deux questions qu'une telle étude pose sans avoir la volonté, ni l'impossible permission d'y apporter une réponse précise et quantifiable. Enfin, comme à Niaux, l'identification de certains visiteurs permet d'établir un aperçu des rapports entretenus entre l'homme et les grottes, mais aussi d'apercevoir les motivations des personnes qui en ont arpenté les galeries. De façon surprenante, il est avéré que la fréquentation de la grotte ne fut pas continue dans le temps, mais concentrée sur trois périodes principales: les années 1830, moment de fréquentation le plus important, peut-être lié au développement de pèlerinages locaux, dans le contexte national d'un renouveau de l'intérêt pour les visites aux lieux saints; les années 1860-1890, à mettre en rapport avec le développement de la recherche en Préhistoire; les années 1920-1940, avec le regain d'intérêt suscité par la découverte de trois squelettes. Par ailleurs, la grotte connaît une grande vague d'aménagement dans les années 1920, pour finalement voir son électrification réalisée avant les années 1930. Les premiers résultats tendent à montrer une forte présence des visiteurs locaux mayennais ou sarthois, mais dès le XIXe siècle, il a été possible de repérer des visiteurs plus éloignés, voire même des personnes expatriées à l'étranger. Une première étude patronymique permet pour l'instant de penser que la majorité des visiteurs réside dans les villages aux alentours de la grotte et dans la région. L'importance des signatures des années 1820 et 1830 montre clairement qu'à ce moment de l'Histoire, bon nombre de personnes savaient déjà signer avant même les grandes lois scolaires de J. Ferry des années 1880. Or, cette affirmation correspond tout à fait à l'orientation de l'historiographie actuelle sur ce sujet. Des historiens tentent ainsi de montrer que le rôle de la période des années 1820-1830 a été minimisé, en raison de l'image même que ces scientifiques ont ou avaient de cette période. Ce rapport à l'alphabétisation explique l'importance des lettres capitales et la présence de maladresses.

Revue / Journal Title

Bulletin de la Société préhistorique française    ISSN  0249-7638 

Source / Source

2013, vol. 110, no4, pp. 605-621 [17 page(s) (article)] (2 p.)

Langue / Language

Français

Editeur / Publisher

Société préhistorique française, Paris, FRANCE  (1978) (Revue)

Mots-clés anglais / English Keywords

Europe

;

France

;

Epigraphy

;

Palaeography

;

Historiography

;

Mayenne

;

Palaeolithic

;

Mots-clés français / French Keywords

Europe

;

France

;

Epoque moderne

;

Epoque contemporaine

;

Thorigne-en-Charnie

;

Grotte Margot

;

Graffiti

;

Epigraphie

;

Paléographie

;

Historiographie

;

Mayenne

;

Paléolithique

;

Mots-clés d'auteur / Author Keywords

grotte Margot

;

graffiti

;

sol de fréquentation

;

mode d'accès

;

Localisation / Location

INIST-CNRS, Cote INIST : 6579, 35400050427559.0010

Nº notice refdoc (ud4) : 27978464



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